Risques nombreux, lourdes conséquences, l’application de règles de sécurité sur un chantier est primordiale. Si l’entreprise est chargée de les mettre en place et de les faire respecter, les ouvriers ont aussi des devoirs en termes de sécurité. 

K’LOUÉ, expert en matériels et outils de chantier en Guadeloupe et Martinique, vous propose ce tour d’horizon.

 
 

Sécurité sur un chantier : pourquoi est-ce important ?

Sur un chantier, les risques sont élevés:  nombre important de travailleurs, utilisation d’engins et machines de chantier, travail en altitude ou dénivellation du terrain.

Des personnes étrangères au chantier peuvent également encourir des risques. Les mesures de sécurité permettront d’empêcher leur irruption sur le chantier.

Enfin, le but des règles de sécurité chantier est aussi de prévenir de maladies spécifiques -pénibilité du travail, matériaux dangereux, exposition au froid.
 
 

Mise en place des règles de sécurité 

Le plan de prévention chantier par le coordonnateur SPS  

Le plan de prévention chantier a pour but de réduire les risques liés à la présence simultanée de plusieurs travailleurs et d’entreprises différentes.

Il permet de formaliser les mesures de prévention nécessaires et applicables à l’ensemble des intervenants, après leur visite détaillée du chantier.

Le plan de prévention mentionne chaque entreprise présente, la nature et les dates de travaux. Il est réalisé par le coordonnateur SPS.

Fiche de données de sécurité FDS 

La fiche de données de sécurité, ou FDS, a pour but de limiter et prévenir les risques chimiques sur un chantier. Une fiche par substance ou mélange dangereux utilisés, remise aux salariés amenés à manipuler ces produits.
 
 

Qui doit faire respecter la sécurité sur un chantier BTP ?

Les obligations de l’employeur 

La grande partie des responsabilités pèse sur les épaules de l’employeur. Il a une obligation de résultat en ce qui concerne la sécurité de ses employés. Il doit notamment :

  • Informer ses ouvriers, CDI, CDD, intérimaires ou stagiaires, des règles de sécurité applicables (livret d’accueil,  formations).
  • Mettre à disposition un document d’évaluation des risques professionnels, et afficher clairement les consignes de sécurité.
  • Procéder à une vérification continue de l’ensemble des installations et des machines, ainsi que de leur maintien aux normes.
  • Fournir à chacun les équipements de protection individuelle adaptés.
  • Les grandes entreprises confient parfois cette tâche à un responsable HSE (Hygiène/Sécurité/ Environnement).

La responsabilité du salarié  

Après l’employeur, les salariés ont aussi une responsabilité pénale en regard de leur sécurité et de celle de leurs collègues.

Une fois l’information et la formation faites, les ouvriers doivent :

  • Respecter les consignes de sécurité du chantier, 
  • Utiliser les équipements fournis par l’employeur.
  • Signaler l’usure et l’obsolescence d’un équipement de sécurité. 

“Tout salarié a une obligation de sécurité pour lui et les autres”, article L.4122-12 du Code du Travail… En cas de non-respect des consignes, il est passible d’une faute disciplinaire, même sans accident.
 
 

Le rôle du coordinateur Sécurité et Protection de la Santé (SPS)

Quand plusieurs entreprises sont amenées à intervenir sur un chantier, un coordonnateur sécurité chantier doit être nommé.

Il va évaluer les risques professionnels bien avant le début du chantier, élaborer les mesures, et mettre en place un plan de prévention, en phase avec le maître d’œuvre.
 
 

Les équipements de sécurité sur un chantier de construction 

En fonction du chantier, plusieurs types d’équipements de sécurité peuvent être nécessaires.

Vêtements et accessoires : les équipements de protection individuelle (EPI)  

L’employeur doit mettre à la disposition des employés des vêtements et accessoires appropriés. On distingue :

  • Combinaisons de travail : résistantes aux déchirures et doivent être conformes aux obligations du marquage CE.
  • Casques de sécurité : ils doivent être en bon état et répondre aux normes Afnor NF EN 397 et à la certification CE.
  • Lunettes de protection : les accidents des yeux représentant 3 % des accidents du travail, le port des lunettes est primordial.
  • Gants adaptés à chaque type de risques : en effet, les mains sont les plus exposées aux dangers de coupures, perforations, allergies aux produits, etc.
  • Chaussures de sécurité : elles doivent être efficaces contre les chocs et les agents agressifs tels que le feu ou les produits chimiques.
  • Protections auditives : depuis 2006, l’employeur est responsable de l’exposition au bruit de ses salariés.
  • Masques de chantier : efficaces contre les aérosols, les particules solides, les vapeurs et les gaz nocifs.
  • Gilets de visualisation : ils doivent être conformes à la norme européenne EN 471 et doivent permettre la visibilité de chaque ouvrier sur le chantier.
  • Dispositifs anti-chute : tels que les cordes, enrouleurs, harnais, mousquetons, etc.

Matériels et objets : les équipements de protection collective (EPC) 

Des équipements doivent être fournis et déployés pour assurer la sécurité du chantier  :

  • Plots, bandes de sécurité, ou panneaux de signalisation, pour délimiter les zones stratégiques et les abords.
  • Capots, caissons acoustiques ou systèmes d’aspiration, pour réduire les émissions.
  • Extincteurs, filets de sécurité, échafaudages et garde-corps, pour éliminer le danger. 
  • Abri, tente ou hangar, pour abriter les personnes et le matériel.

Autres obligations liées à la sécurité des chantiers 

Au delà de ces équipements de protection individuelle et collective, l’employeur doit également veiller à :

  • la propreté du chantier ;
  • le roulement des équipes ;
  • l’aménagement des emplois du temps “en contrainte” ; 
  • la mise en place d’une salle de pause ; 
  • la surveillance du chantier avec dispositif de sécurité électronique ;
  • l’installation d’une clôture autour du site. 

 
 

QSE Qualité Sécurité Environnement: définition et champ d’application de la certification.

Le sigle QSE (Qualité Sécurité Environnement) s’attache à une démarche volontaire des entreprises visant à la mise en œuvre conjointe, dans son management, des référentiels de trois normes spécifiques :

  • la norme ISO 9001 pour le management de la qualité,
  • la norme BS OHSAS 18001 pour la sécurité et la santé au travail,
  • la norme ISO 14001 pour le management environnemental.

Une stratégie QSE prend en charge les risques et problématiques des trois registres. Ces trois référentiels comportent de nombreux points communs et s’inscrivent tous dans un cadre plus général de responsabilité sociale/sociétale des entreprises (RSE).
 
 

Le management Qualité Sécurité Environnement 

La mise en place d’une démarche QSE s’appuie avant tout sur un engagement des dirigeants, qui consiste à 

  • anticiper les risques
  • puis à repérer les dysfonctionnements
  • pour définir et mener des projets transversaux aux 3 problématiques.

 
Pour parvenir à ses fins, la méthodologie QSE fait appel à une stratégie dite d’amélioration continue, qui s’incarne dans le processus classique de la roue de Deming en quatre étapes cycliques :

1. Planification : état des lieux, définition des objectifs, plan des actions à réaliser.

2. Mise en œuvre : réalisation des actions spécifiques en regard de chaque référentiel.

3. Évaluation : comparaison résultats / objectifs, grâce à des indicateurs définis, et au niveau d’avancement des projets vis-à-vis du calendrier prévu.

4. Amélioration : validation des actions menées à terme et des enseignements à en tirer, ajustements et correctifs sur les actions restant à réaliser.
 
 

La certification QSE   

Toujours sur la base du volontariat, la démarche QSE d’une entreprise peut faire l’objet d’un processus de certification auprès d’organismes agréés dont l’AFNOR. Cette certification à trois niveaux normatifs de référence présente pour les entreprises concernées divers avantages significatifs, dont notamment :

  • la mise en valeur des engagements dans les domaines de la qualité, de la sécurité et de l’environnement ;
  • la mise en œuvre d’un outil de management global intégré pour harmoniser ressources et procédures;
  • un climat favorable à la création de valeur ajoutée.

 
 
La multiplication des règles et la politique de prévention des risques portent leurs fruits. Malgré l’augmentation du nombre de salariés BTP, on distingue depuis quelques années,  une nette diminution des accidents de travail.

K’LOUE entretient et transmet toutes ces notions de la santé et sécurité au travail. De plus, les 4 agences

proposent à la vente les équipements de protection individuelle (EPI).

 

 Voir toute l’offre de K’LOUÉ Guadeloupe et Martinique 

 

Articles sources: 

https://www.obat.fr/blog/securite-chantier/ 

https://youmatter.world/fr/definition/qse-qualite-securite-environnement-definition/